Un samedi soir sur la terre

Publié le par anarcaviar

Pas de bol, suite au week end de formation grimpe du 24 janvier dernier qui s'est fini par une petite balade a l'Andra, une dizaine de personnes controlées sur la route du retour sont convoquées a la gendarmerie de Montiers pour s'expliquer.

Ce qui les interesse a sûrement un rapport avec les évênements tragi-comiques survenus ce soir maudit !

Tout demarre vers une heure du matin, temps splendide, pluie, boue, bref, l'Andra est toute en beauté ce soir là.
Une douzaine de personnes entrent alors a pied dans le site, les grilles etant grandes ouvertes et non gardées, et vont finallement toquer a la fenêtre des vigiles dans leur clapier, avant de repartir tranquillement faire le tour du site alors que ceux ci sortent. Le groupe se scinde en deux et marche le long des grilles, les vigiles faisant peu attention a nous et se contentant de  nous lorgner de leur voiture.

Disparaissant dans les champs, les deux groupes sont recherchés par des projecteurs actionnés depuis les voitures, mais ce petit jeu sans intérêt trouve assez vite fin puisque la petite bande se dirige nonchalamment vers le pôle technologique de l'Andra a quelques centaines de mètres.

Re-belote, au bout de quinze minutes, tout le monde s'en va, au moment ou les gendarmes arrivent a trois ou quatre véhicules, ratant le gros de cette incroyable soirée d'une bonne demi heure.
 Histoire d'être sûr de ne pas avoir tout râté, ils controlent tout le monde sur le retour a, l'entrée de Bure. Le contrôle se passe professionnellement, les gendarmes demandant les noms des promeneurs sans demander de pieces d'identité, et notent le tout sur un papier volant appuyé sur le genou, a l'ancienne .
Puis chacun rentre respectivement chez soi, ce qui est la garntie d'un monde sans soucis comme on le sait.

Deux semaines plus tard, rapprochemment est finalement fait entre ces gens qui passent les portes ouvertes sans frapper, et les activistes normands qui vendent du jus de pomme pour payer leur frais de justice engendrés par des actions sur des pilones et des voies ferrées. Les convocations sortent alors du placard, et d'ici le 24 février, chacun/e est prié d'aller faire confesse et balancer les amis a la Gendarmerie, ou au minimum de passer un coup de fil pour dire qu'il est bien rentré chez lui et qu'il ne complote pas en douce.

On vous tiendra informé, d'ici là faites comme vos voisins, dénoncez les !