G8-1

Publié le par anarcaviar

Voila, que dire ?

 

Nos condoléances sincères au peuple Japonais, dont quoi que nous fassions, nous ne pouvons imaginer la souffrance tant elle nous dépasse.

Nous avons une pensée particulières pour  les militants et journalistes japonais qui nous ont visité ces dernières années. 

De si loin, vous êtes venus jusqu'ici comprendre ce qui s'y passait et écouter nos positions.

L'intérêt que vous nous avez  porté nous a chaque fois fait chaud au coeur, et  nous ne savons maintenant comment vous exprimer notre peine.

Nous avons presque honte de notre empathie tant elle vous es inutile.

 

Tremblement de terre, tsunami, que peut on en dire ? C'est la tectonique des plaques, pas de chance, personne n'aurait rien pu y changer.

On ne peut que regretter les morts et tenter de venir en aide aux survivants.

Nos commentaires n'apporteront rien.

Mais la suite.

Quatre coeurs de réacteurs ont enclenché un processus de fusion, et pendant ce temps, Nicolas Sarkozy et son gouvernement accusent les antinucléaires de vouloir tirer profit de la situation.

Comme si, aux aguets, ces fourbes d'antinucléaires avaient attendu exprès cet accident pour s'engouffrer dans la brêche.

30 ans qu'on attendait perfidement !

Dans le même temps, il s'excuse de devoir rappeler que si les Japonais nous ont raflé des contrats de fabrication de réacteur, c'est parce que nous étions trop chers, ne voulant pas faire de concession sur la sécurité des installations.

Le Japon n'honnorera sans doute pas ses contrats, alors autant se positionner pour recupérer le carnet de commande.

Un opportunisme aussi charognard fait rougir de honte d'être français.

 

 

Pourquoi cette catastrophe ?

Pour avoir voulu être "un grand pays industriel".

Alors la  question n'est plus de savoir si on veut être un grand pays industriel AVEC ou SANS nucléaire, mais de savoir s'il faut vraimment être industriel pour être un GRAND pays, autre chose qu'une addition de ploucs veûles et lâches gouvernés par des mégalomanes opportunistes.

Industriel a tout prix signifiera toujours risque d'accident majeur, au pétrole, au nucléaire, au gaz, a tout ce qu'on veut.

On a vite oublié les quatre mois de marée noire due a l'explosion de la plate forme offshore BP au large de la Louisiane.

Les catastrophes se suivent a intervalle rapproché mais les communiquants n'ont jamais que des bonnes nouvelles.

La situation a Fukushima serait "stabilisée".

Une catastrophique stable en somme.

On s'inquiétais pour rien.

 

 

 

Il y a peu de chance que quelqu'un ait le courage de nous annoncer demain matin que dans une semaine nous devrons peut être rester confinés chez nous...pourtant, avec quatre réacteurs en début de fusion, dont certains qui tournent au MOX fourni par Areva, on ne va peut être pas retrouver que du pollen de Césium sur le toit de nos voitures.

 

 

Nous sommes au bord d'un grand moment, peut être au début d'une immense catastrophe.

Qui sait si le Japon se remettra jamais de ce qui arrive en ce moment, et le sort de ses voisins plus ou moins proches (Corées, extrême orient Russe) est a peine moins inquiétant.

 

 

Nos dirigeants sont incapables de répondre a une telle crise autrement que par le déni ou la poursuite de leurs intérêts personnels.

C'est le moment idéal pour un chantage au gaz de schiste: ça ou des réacteurs....

 

Et si tout bonnement, compte tenu du prix a payer, on ne voulait plus être "un grand pays industriel" ?

 

Et si "un grand pays démocratique" ça nous plaisait plus. 

 

Si les pros nucléaires sont si responsables que cela, ils peuvent maintenant assumer leurs convictions et se couvrir de gloire : il y a besoin de secouristes a Fukushima.

Il y a des légions d'honneur a prendre.

Malheureusement les anti nucléaires le sont dans la rue, et les pro nucléaires le sont dans leur fauteuil.

Entre autres, c'est l'une des différences.

 

Le problême tient en partie au fait que pour prendre la décision de construire un EPR, il faut avoir l'assurance absolue que l'on ne se retrouvera JAMAIS SOI MÊME au pied d'un réacteur en fusion avec sa lance a eau, et c'est en definitive  ce qui fait toute la différence entre un dirigeant d'Etat et un liquidateur : le droit de ne jamais payer ses choix de sa personne.