En Meuse, on a pas de pétrole, mais on a du foncier

Publié le par anarcaviar

 

 

 

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Est-ce-que quelqu'un a une idée de ce que va signifier concrètement un centre de stockage à Bure ?

Personne ?

 

C'est que vous n'étiez pas à la réunion publique du 7 février à Bure.

Il n'y avait d'ailleurs pas grand monde. Le maire, quelques adjoints, et une dizaine d'habitants que le projet intéresse avant tout pour des raisons de terrain.

 

Et c'est bête parce qu'il y avait pas mal de choses à apprendre.

D'ailleurs c'est bien simple, tout est fait. Il n'y a plus qu'à voir venir.

Mais comme disait Mr Marie, ce n'est pas parce que c'est déjà fait qu'il ne faut rien faire !


Dans le détail :

Pour le puit, plusieurs sites de pressentis. Le bois de Mandres, celui de la Caisse Departementale d'Incendie, ou le bois Léju.

En gros, entre Bure, Mandres et Bonnet.

 

La descenderie, pour amener les déchets en camion jusqu'aux galeries, serait située sur les terrains de l'Andra entre le cube EDF et Saudron, probablement vers le terrain ayant acceuilli le festival de 2006.

C'est du moins ce que souhaite le maire, car il s'agit de terres de faible interêt agricole.

L'eau nécéssaire aux travaux viendra du forage de Thonnance, fait en octobre, de 30 mètres de fond.

 

Bien sûr, les travaux, c'est toujours un peu de chambard.

Il faudra donc s'attendre à pas mal de déblais, qui seront dans un premier temps stockés au bout de la descenderie.

Mais il est aussi possible de reboucher des fonds de vallée avec, comme le Val d'Ormançon par exemple...

 

 

labo

 

                  Et pourquoi pas même enterrer le village, puis le labo, et enfin les ouvriers : ni vu ni connu !


 

C'est à l'entrée de cette descenderie, en spirale, de 5 km de long, que les déchets seraient re-reconditionnés, puis stockés en attendant que leur température descende en dessous de 90 degrés.

 

Et pour acheminer le matériel, les foreuses, puis les déchets ?

Pas de chichis, on rouvre une ligne de train.

Bar le Duc-Houdelaincourt-Gondrecourt, puis Poissons-Joinville.

Ce petit train touristique trimballera du matériel deux fois dans la semaine, mais sera aussi ouvert aux voyageurs.

Une consécration que méritaient bien des cantons si dynamiques, si soucieux de développement rural, si débordants d'initiatives !

Et quels élus ! Des héros oui ! Quel port, quelle allure, quelque prestance ! Tant d'audace !


Mais commencer par une station d'épuration et une déchetterie aurait été pas mal.

Peut-être quand l'Andra le proposera !


Par contre, à savoir quant même : au bout d'un moment, ce joyeux TER ramènera des déchets nucléaires. Ah ben rien n'est gratuit hein....

Voila, plus qu'à imprimer les horaires !

 

 

Pour les horaires de camp anti Castor, c'est assez simple :

Dès l'ouverture de la ligne.

Déja que Bure Zone Libre était signataire de l'appel de Valognes, donc ce serait suspect si là on ne faisait rien !

Et comme vraisemblablement, les six peines d'un mois de prison avec sursis filées par le procureur de Caen aux inculpés de Valognes n'ont refroidi personne...


 

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                                                                                   Respirez, vous entrez au Mordor

 

 

Au contraire, avec un Président dont la première visite publique après son entrée en campagne dans le Figaro Madame, est celle de la centrale de Fessenheim, on a compris où se situe l'essentiel de son programme.

Fessenheim ouvert, fermé, il s'en fout pas mal.

L'idée est de défendre tout, même l'indéfendable, dès lors qu'il s'agit de nucléaire, et de surtout se démarquer de Hollande (ce qui n'est pas évident, heureusement il y avait dissension sur Fessenheim !).

Maigre consolation, avant le référendum sur les chômeurs qu'il propose, il y aura un référendum sur lui en avril.

 

En définitive, ce qui se passe en Meuse est assez p roche de ce qu'on voit au Nigeria, au Gabon, ou en Guinée.

De petis rois mettent leur canton à disposition, et après accord avec de grands goupes industriels étrangers dont ils se font les relais locaux, ils exploitent tout ce qu'il est possible de leur environnement. 

Ainsi le site d'Ecurey, labelisé d'Ecodéveloppement Rural, et qui devrait fabriquer du carburant à partir de bois.

Eco, c'est bon, sortez les bonnes consciences. Le carburant du CEA, les éoliennes de Suez, les déchets d'EDF.

Vierge d'habitants et de projets, la Meuse est le lieu idéal de la ruée vers l'or des energéticiens. 

 

Et dans ce petit Far West, c'est chacun pour sa peau.