Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 01:24

Communiqué de la CRIIRAD faisant le point sur la situation au Japon.

 

" RADIOACTIVITE DE L’AIR :


Les quelques résultats enfin disponibles sont très inquiétants !
Des résultats nous parviennent d’heure en heure et confirment les éléments ci-dessous.
Nous essaierons de publier une mise à jour en fin de journée
Suivre en temps réel l’ordre de grandeur de la contamination de l’air est indispensable
Depuis 5 jours, de la radioactivité s'échappe de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI sans que l'on
puisse évaluer les risques encourus par les populations. On n’a en effet aucune idée des quantités de
produits radioactifs relâchées dans l’environnement et aucune cartographie des activités volumiques de
l’air n’a été publiée.
Seuls des relevés dosimétriques (débits de dose en μGy/h ou μSv/h) sont disponibles et seulement pour
certains secteurs géographiques. Les plus exposés – la Préfecture de Fukushima notamment – sont très peu
documentés [la situation est en train de changer]. Ces résultats ne rendent compte que de l’exposition
externe et peuvent donc sous-évaluer considérablement les niveaux de risques.
En situation accidentelle, il est indispensable de disposer, en temps réel, des ordres de grandeurs de la
contamination de l’air qui

1/ détermine le risque encouru par inhalation de gaz et d’aérosols radioactifs ;
2/ conditionne – en association avec les paramètres météorologiques - l’intensité des dépôts au sol et par
conséquent les niveaux de contamination de la chaîne alimentaire.


Tout un cocktail de produits radioactifs dans l’air de Tokyo

 

Le laboratoire de la CRIIRAD a pu accéder aux mesures effectuées par le Tokyo Metropolitan Industrial
Technology Research Institute sur les poussières atmosphériques prélevées à Tokyo, dans l’arrondissement
de Setagaya, sur la période du mardi 15 mars minuit au mercredi 16 mars 18h (heures locales), soit 42
heures de suivi.


Les résultats publiés concernent 4 radionucléides (produits radioactifs) : iode 131, iode 132, césium 134 et
césium 137. Moyennées sur les 42 heures de suivi, les activités sont les suivantes :
- Iode 131 : 14,9 Bq/m3
- Iode 132 : 14,5 Bq/m3
- Césium 134 : 3,4 Bq/m3
- Césium 137 : 3,2 Bq/m3

En situation normale, le seul radionucléide que l’on s’attend à mesurer dans l’atmosphère est le césium
137. Du fait des essais nucléaires militaires et de la catastrophe de Tchernobyl, subsiste en effet une
contamination résiduelle mais heureusement très faible : de l’ordre de quelques μBq/m3. (1μBq = 10-6 Bq)
Une valeur moyenne de 3,4 Bq/m3 représente une augmentation considérable du niveau de radioactivité :
de l’ordre de 1 million de fois.


Précision importante : l’air contient nécessairement d’autre radionucléides : probablement des gaz
rares radioactifs comme le krypton 85 et le xénon 133 mais également du tritium, du tellure 132, des
isotopes du ruthénium, du tellure, du strontium. Il faudrait également savoir si l’air contient des
transuraniens, des émetteurs alpha très radiotoxiques comme les plutoniums 238,239 ou 240 ou
encore l’américium 241.


Si l’on considère l’évolution des concentrations dans le temps, on constate que le niveau de radioactivité
de l’air a très fortement augmenté sur Tokyo le 15 mars, entre 10h et 12h, avec un pic de radioactivité sur
les poussières prélevées à 11h :


- Iode 131 : 241 Bq/m3
- Iode 132 : 281 Bq/m3
- Césium 134 : 64 Bq/m3
- Césium 137 : 60 Bq/m3 (soit plus de 10 millions de fois le niveau antérieur aux accidents nucléaires)


A partir d’une activité moyenne en iode 131 de 15 Bq/m3, nous avons calculé les doses équivalentes à la
thyroïde qu’ont pu recevoir en 48 heures les enfants habitant Tokyo. Les résultats restent inférieurs au
milliSievert (mSv) et par conséquent au seuil d’intervention de 10 mSv défini par l’OMS pour l’administration
de comprimés d’iode stable.


Il faut cependant souligner que les chiffres utilisés pour les calculs sous-évaluent très probablement
l'activité réelle de l'air. L’air a, en effet, été échantillonné à partir de filtres à poussières. Pour obtenir un
bilan complet, il faudrait disposer de résultats sur des filtres à charbon actif capables de piéger les gaz, et
notamment les formes moléculaires et organiques de l’iode. Elles peuvent représenter une part
importante, voire majoritaire, de l’iode présent. Cette information doit être obtenue d’urgence.

 

Que se passe-t-il plus au nord ?

 

Le plus préoccupant est que Tokyo n'est pas le secteur le plus touché par le passage des masses d'air
contaminé. L’analyse des relevés de débits de dose disponibles le montre clairement. Ces quelques
éléments très – trop – lacunaires nous conduisent à nous interroger sur les niveaux d’exposition des
personnes résidant à moindre distance de la centrale de FUKISHIMA DAIICHI (Tokyo est situé à 230 km au
sud). A quels niveaux de contamination ont été exposés les habitants de la Préfecture de Fukushima
(l’évacuation est limitée à un rayon de 20 km) ou encore ceux du secteur d’ONAGAWA où les débits de
dose ont été multipliés par 100, voire par 1 000 (à Tokyo, l’augmentation n’aurait été que d’un facteur 16) ?
Et qu’en est-il des habitants de la Préfecture d’IBARAKI où l’élévation du niveau de rayonnement ambiant
est un peu supérieure à celle de Tokyo et surtout bien plus prolongée ?
La CRIIRAD ne souhaite qu’une chose, c’est d’être rassurée sur les niveaux d’exposition de la population. Si
les autorités considèrent que les niveaux de risques sont minimes, elles doivent le démontrer, chiffres à
l’appui.
Si l’on se base sur les informations publiées par l’AIEA, jusqu’au mercredi 16 mars, l’ordre d’administrer
des comprimés d’iode stable à la population n’avait pas été donné. L’AIEA indique que dès le 14 mars
dernier, les autorités japonaises avaient distribué 230 000 tablettes de comprimés d’iode stable aux centres
d’évacuation mais sans donner l’ordre de les administrer aux habitants. Or, la zone d’évacuation était
encore hier limitée à un rayon de 20 km autour de FUKUSHIMA DAIICHI et consigne était donnée aux
personnes résidant dans un rayon de 30 km de se confiner chez elles.
Le problème, c’est que le confinement ne peut apporter qu’une protection très provisoire : une
habitation n’a rien d’une enceinte étanche : en quelques heures tout le volume d’air intérieur est
renouvelé. On gagne un peu de temps en calfeutrant toutes les ouvertures mais le confinement n’est
absolument pas adapté à une contamination qui persiste sur plusieurs jours. L’aide internationale doit se
mobiliser pour apporter la logistique nécessaire à l’évacuation des personnes sur un périmètre bien plus
large. Ceci aurait dû être fait bien plus tôt. En attendant, il faut limiter les risques et l’iode stable est un
moyen efficace – s’il est pris à temps ! – de limiter l’irradiation de la glande thyroïde et donc la survenue
ultérieure de cancers ou d’autres pathologies thyroïdiennes. Rappelons également que l’iode stable n’est
pas la panacée : il ne protège ni de l’irradiation externe, ni de la contamination par les autres
radionucléides.


Dépôts au sol et contamination des aliments


La radioactivité présente dans l’air se dépose progressivement au sol et sur les végétaux. Les dépôts secs
sont intensifiés par la pluie qui lessive les masses d’air contaminé et précipite au sol les particules
radioactives (aérosols) et les gaz solubles (iode notamment).
Il faut disposer au plus vite d’une cartographie des activités surfaciques (Bq/m2 de sol) permettant de
recenser les zones à risque et de cibler les mesures à prendre pour le retrait des aliments contaminés ou les
mesures de prévention (alimentation du bétail en fourrage non contaminé par exemple).
Concernant la contamination de la chaîne alimentaire, il faut rappeler que depuis 5 jours, des quantités très
importantes de produits radioactifs sont rejetées à la mer. Il faut donc vérifier l’impact de ces rejets sur les
produits de la mer dans les zones proches et en fonction des courants.
Le fait de connaître les niveaux de contamination des paramètres clefs de l’environnement n’est certes
pas une garantie de protection. Il est en revanche certain que l’absence de données ne peut qu’empirer
les choses. L'opacité n’a jamais profité à la défense des intérêts sanitaires de la population. Tchernobyl
l’a clairement démontré.


REPERES

 

CONTAMINATION DE L’AIR :
comparaison avec la situation de la France au moment de Tchernobyl
Les chiffres qui suivent sont des chiffres officiels relatifs à la contamination de l’air dans le sud-est de la
France, une des régions les plus touchées par les retombées radioactives consécutives à l’explosion du
réacteur n°4 de Tchernobyl. Les activités sont des valeurs moyennes pour la période du 1er au 3 mai 1986.
Césium 137 : de 0,3 à 0,9 Bq/m3 à comparer à la concentration moyenne sur 2 jours de 3,2 Bq/m3 à Tokyo
Iode 131 : de 0,6 et 4,2 Bq/m3 à comparer à la concentration moyenne sur 2 jours de 14,9 Bq/m3 à Tokyo.

 

 

Pour suivre directement les infos sur le site de la CRIIRAD : cliquez là !

 

Et pour rêver un peu avec Hervé Baudry (vous pouvez aussi aller ...) :

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Par anarcaviar
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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 21:11

Voila, que dire ?

 

Nos condoléances sincères au peuple Japonais, dont quoi que nous fassions, nous ne pouvons imaginer la souffrance tant elle nous dépasse.

Nous avons une pensée particulières pour  les militants et journalistes japonais qui nous ont visité ces dernières années. 

De si loin, vous êtes venus jusqu'ici comprendre ce qui s'y passait et écouter nos positions.

L'intérêt que vous nous avez  porté nous a chaque fois fait chaud au coeur, et  nous ne savons maintenant comment vous exprimer notre peine.

Nous avons presque honte de notre empathie tant elle vous es inutile.

 

Tremblement de terre, tsunami, que peut on en dire ? C'est la tectonique des plaques, pas de chance, personne n'aurait rien pu y changer.

On ne peut que regretter les morts et tenter de venir en aide aux survivants.

Nos commentaires n'apporteront rien.

Mais la suite.

Quatre coeurs de réacteurs ont enclenché un processus de fusion, et pendant ce temps, Nicolas Sarkozy et son gouvernement accusent les antinucléaires de vouloir tirer profit de la situation.

Comme si, aux aguets, ces fourbes d'antinucléaires avaient attendu exprès cet accident pour s'engouffrer dans la brêche.

30 ans qu'on attendait perfidement !

Dans le même temps, il s'excuse de devoir rappeler que si les Japonais nous ont raflé des contrats de fabrication de réacteur, c'est parce que nous étions trop chers, ne voulant pas faire de concession sur la sécurité des installations.

Le Japon n'honnorera sans doute pas ses contrats, alors autant se positionner pour recupérer le carnet de commande.

Un opportunisme aussi charognard fait rougir de honte d'être français.

 

 

Pourquoi cette catastrophe ?

Pour avoir voulu être "un grand pays industriel".

Alors la  question n'est plus de savoir si on veut être un grand pays industriel AVEC ou SANS nucléaire, mais de savoir s'il faut vraimment être industriel pour être un GRAND pays, autre chose qu'une addition de ploucs veûles et lâches gouvernés par des mégalomanes opportunistes.

Industriel a tout prix signifiera toujours risque d'accident majeur, au pétrole, au nucléaire, au gaz, a tout ce qu'on veut.

On a vite oublié les quatre mois de marée noire due a l'explosion de la plate forme offshore BP au large de la Louisiane.

Les catastrophes se suivent a intervalle rapproché mais les communiquants n'ont jamais que des bonnes nouvelles.

La situation a Fukushima serait "stabilisée".

Une catastrophique stable en somme.

On s'inquiétais pour rien.

 

 

 

Il y a peu de chance que quelqu'un ait le courage de nous annoncer demain matin que dans une semaine nous devrons peut être rester confinés chez nous...pourtant, avec quatre réacteurs en début de fusion, dont certains qui tournent au MOX fourni par Areva, on ne va peut être pas retrouver que du pollen de Césium sur le toit de nos voitures.

 

 

Nous sommes au bord d'un grand moment, peut être au début d'une immense catastrophe.

Qui sait si le Japon se remettra jamais de ce qui arrive en ce moment, et le sort de ses voisins plus ou moins proches (Corées, extrême orient Russe) est a peine moins inquiétant.

 

 

Nos dirigeants sont incapables de répondre a une telle crise autrement que par le déni ou la poursuite de leurs intérêts personnels.

C'est le moment idéal pour un chantage au gaz de schiste: ça ou des réacteurs....

 

Et si tout bonnement, compte tenu du prix a payer, on ne voulait plus être "un grand pays industriel" ?

 

Et si "un grand pays démocratique" ça nous plaisait plus. 

 

Si les pros nucléaires sont si responsables que cela, ils peuvent maintenant assumer leurs convictions et se couvrir de gloire : il y a besoin de secouristes a Fukushima.

Il y a des légions d'honneur a prendre.

Malheureusement les anti nucléaires le sont dans la rue, et les pro nucléaires le sont dans leur fauteuil.

Entre autres, c'est l'une des différences.

 

Le problême tient en partie au fait que pour prendre la décision de construire un EPR, il faut avoir l'assurance absolue que l'on ne se retrouvera JAMAIS SOI MÊME au pied d'un réacteur en fusion avec sa lance a eau, et c'est en definitive  ce qui fait toute la différence entre un dirigeant d'Etat et un liquidateur : le droit de ne jamais payer ses choix de sa personne.

Par anarcaviar
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Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 12:49

Encore un...

Un convoi de 3 wagons "castor" a traversé la France à destination de la Suisse hier et aujourd'hui.

Comme toujours, l'industrie nucléaire voulait faire passer ses déchets en catimini ; une nouvelle fois c'est raté !

Des militants ont été présents un peu partout sur le trajet. Pour notre part nous sommes aller soutenir la mairie de Pagny sur Meuse,  gros village à une trentaine de kilomètres de Bure, régulièrement traversé par des train de déchets.

 

 

 

 

Le conseil municipal de Pagny a pris conscience de ce trafic incessant et dangereux (détails le site de la CRIIRAD) et veut livrer bataille pour que toute la lumière soit faite sur ces convois particuliers. D'ailleurs, quelques villageois se sont déplacés à 6h00 du matin par une température bien en dessous de zéro pour exprimer leurs doutes quant à la transparence de l'industrie nucléaire, doutes surement renforcés par la présence d'une dizaine de véhicules de gendarmerie...

 

Continuons à dénoncer l'industrie nucléaire et ses déchets hautements toxiques !

 

stop-au-trafic-des-dechets-nuc

Par anarcaviar
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 20:11

  invitok copie

 

 

   Ben oui, Bure Zone Libre a la particularité d'avoir deux anniversaires dans l'année : l'anniversaire de la création de l'association, et l'anniversaire de la Maison, achetée par l'asso dans des conditions pour le moins rocambolesques...

 

Aussi après les 6 ans de la Maison en Novembre nous vous invitons aux 7 ans de l'association en Février !

 

   Le lendemain, Dimanche 27 Février, ce sera l'Assemblée Générale de BZL, ouverte aux adhérents.

   On vous attends nombreux !

Par anarcaviar
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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 11:17

   Le 5 novembre 2010, les copains du GANVA avaient bloqué à Caen le train "Castor" à destination de Gorleben.

 

   Nous n'avions pas donné de nouvelles depuis le procès... pourtant du nouveau, il y en a...

 

   Jugement a été rendu le 26 janvier. Le tribunal s'est illustré par sa sévérité...

Au pénal : 1 mois de prison avec sursis et de 1000€ à 1500€ d'amende.

Jamais une peine de prison n'avait été prononcée par la justice pour ce genre d'action ce qui traduit bien la pente prise par la France dans son aveuglement répressif de plus en plus généralisé.

Par ailleurs au civil, les militants ont été condamné à payer environ 20000€ à la Sncf et ... 1€ symbolique pour Areva. Ca fait moins mal au porte-monnaie mais ça fait mal ailleurs...

   Le tribunal a donc suivi la procureure qui a ébahi la foule lors du procès en annonçant que "ce que l'Etat demande à ses citoyens ce n'est pas la désobéissance active mais l'obéissance passive". On pourrait croire à un gag, malheureusement ce n'en est pas un.

 

Nos amis ont évidemment décidé de faire appel de ces décisions de justice.

 

   D'autre part, un recours a été déposé devant le conseil d'état concernant la validité du décret autorisant ce transport, publié très tardivement et signé par une personne qui n'en avait pas le pouvoir...

Ca la fout mal... Le conseil d'état a validé la requête et transféré le dossier au tribunal administratif de Paris.

 

   Concernant les violences policières, les copains ont saisi la CNDS (Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité) avec le concours d'un député. Ils attendent d'y être convoqués.

   Il faut noter au passage que l'Etat cherche à faire disparâitre cette instance (ainsi que la HALDE,etc...) au profit d'un mediateur de la république nommé par... le président ! Ca va en faire du boulot pour une seule personne...

La CNDS devra quand même traiter les dossiers déposés avant sa dissolution.

 

   Enfin une deuxième plainte avec constitution de partie civile à été déposée par les militants violentés, auprès du doyen des juges d'instruction. La première avait été classée illico par la procureure de Caen. Pressions ?

Espérons que les juges d'instruction soient plus réceptifs aux actes barbares qu'ont subis nos amis lors de la désincarcération des tubes ! Non, ce n'est pas un accident !

   Bilan, 5 blessés : 2 ont été violemment manipulés, opératon inutile qui leur a tout de même causé de sérieuses contusions, 2 ont été brûlés jusqu'à rupture des tendons nécessitant opérations et greffes de peau et le dernier a eu deux tendons directement coupés à la disqueuse ! La classe. 

Et on n'est pas passés loin des 6 blessés... L'auteur de la vidéo prise dans l'arbre à proximité des voies a été délogé de 5mètres de haut par des CRS qui l'ont tout simplement... tiré par les pieds sans aucune protection.

 

Comment qualifier cette police censée protéger ses concitoyens ? Autocensure !!!

 

   L'un des militants du GANVA publie aujourd'hui une lettre ouverte, la voici :

 

Lettre ouverte blessures2 copie

 

   Ce qui s'est passé à Caen doit tous nous interpeller.

 

La militance et la désobéissance civile sont dans le viseur de l'Etat nucléaire, montrons nous vigilants, très vigilants !!!

 

 

L'ACTIVISME N'EST PAS UN CRIME !

Par anarcaviar
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  • : Le blog de la Maison de la Résistance à la poubelle nucléaire de Bure, en Lorraine, gérée par l'asso Bure Zone Libre.
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