25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:12

rdv 14h30 place Maginot et/ou 16h place stanislas...

ou ailleurs plus proche de chez vous...

Nancy - samedi 26 avril - Chernobyl day

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 09:24

Vendredi 11 avril 2014

Le collectif StrasBure vous propose cette soirée antinucléaire : 


Bertrand Thuillier, docteurs en sciences et ingénieur agronome, apportera des 
éléments sur les risques du projet porté par l’Agence Nationale pour la gestion 
des Déchets RAdioactifs (ANDRA). 


Avec une intervention de Pistil en début de soirée (Fables antinucléaires) et un buffet à prix libre à la fin. 


 

18h30 - 21h00 


Lieu : Université de Strasbourg, Institut Le Bel, Amphithéatre 2.Entrée libre

 

Contact : strasbure@riseup.net 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 19:39

Une nouvelle Projection-débat du film

Le Riche Laboureur

Le 11 avril 2014 à 20h15

à FLERS (Orne, Basse Normandie)

au cinéma "Les 4 Vikings"

teaser :

http://www.dailymotion.com/video/x1c3deo_le-riche-laboureur-teaser-enfouissement-des-dechets-nucleaires_news

Venez nombreux !!

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 15:54
Prochaine A.G. Grand tEst

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 12:14

BureStop 55 (Collectif Meuse contre l'enfouissement des déchets nucléaires), Bure Zone Libre,

EODRA (Association des élus opposés à l'enfouissement des déchets radioactifs), Les Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château,

Mirabel Lorraine Nature Environnement, Meuse Nature Environnement

www.burestop.eu - http://burezoneblog.over-blog.com/ - http://pandor.at

COMMUNIQUE / INFORMATION jeudi 20 mars 2014

Déchets nucléaires sous terre,

quand ça brûle, au fond... on fait quoi ?

La Coordination BURESTOP ne peut qu'établir une similitude sérieuse entre Cigeo/BURE, gigantesque projet d'enfouissement souterrain des déchets les plus dangereux et la situation actuelle et très alarmante induite par l'incendie déclaré, début février 2014, dans le centre de stockage nucléaire WIPP (USA).

Il est urgent de s'interroger sur les risques réels de tout stockage souterrain de déchets nucléaires, et sur la poursuite du projet Cigeo/BURE, au-delà des projections rassurantes et incomplètes proposées par l'Andra. Le risque zéro n'existe pas. Ce que qualifie aujourd'hui l'IRSN, dans sa récente note d'information, "d'incidents survenus au WIPP", pourrait aussi s'appeler accident majeur. (Des membres du CLIS de Bure ont visité ce site en 2011.)

QUE SE PASSE-T-IL AU JUSTE AUTOUR DU CENTRE D’ENFOUISSEMENT DE DECHETS NUCLEAIRES MILITAIRES DU WIPP (NOUVEAU MEXIQUE/USA) ?

Le 14 février, le système de ventilation entre en fonction, sous l’action de rejets contaminants. Il semblerait qu’un ou plusieurs des 258 colis de déchets enfouis (dans la salle 7/zone 7) soient la source des rejets chimiques et radioactifs. La radioactivité aurait parcouru 900m de tunnels et une distance d’au moins 2,4 km comprise entre la zone des rejets et la station de surveillance de l’air en surface mise en alerte. Sous réserve de confirmation, il semblerait qu'une galerie (formation géologique de sel) se soit effondrée.

Le 26 février, 13 employés du WIPP ont été informés qu’ils avaient été testés positifs à une contamination radiologique interne, principalement à l’américium 241. La ville de Carlsbad aurait été touchée par les rejets.

Il est difficile de déterminer l’ampleur des dégâts souterrains matériels et les moyens à mettre en œuvre. Grosses inconnues car l’information réelle est délivrée au compte-goutte : cause exacte, quantité et nature des rejets contaminants ; taux de contamination de l’environnement en surface et sous terre... A quelles doses de contaminants radioactifs et chimiques les employés qui devront y descendre seront-ils exposés ?

CONSULTEZ NOTRE DOSSIER sur le site internet :

INCENDIE/ CONTAMINATIONS dans le site d’enfouissement de déchets nucléaires du WIPP / USA

UNE VIDEO :

Fuite du site d’enfouissement de déchets nucléaires du Nouveau Mexique (WIPP) - A.Gundersen 06.03.14

DOSSIER GLOBAL CHANCE / LES RISQUES DE CIGEO - Bertrand THUILLIER

- Burestop55 : 06 86 74 85 11

- EODRA : 06 16 27 14 91

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 14:30

Suite au "Haro sur Bure Zone Libre" pour avoir refusé d'organiser la venue de Pagnotta et sa victime Naoto Matsumura, nous vous vous proposons un texte écrit par Thierry Ribault, chercheur au CNRS, auteur avec sa compagne Nadine du livre : "Les sanctuaires de l'abîme - chronique du désastre de Fukushima", paru en 2012 aux éditions de l'Encyclopédie des nuisances.

Fukushima :

Certains écologistes glorifient le « sacrifice » (des autres)

Antonio Pagnotta, est tombé en extase devant une nouvelle icône : Matsumura Naoto, « fermier » de son état, vivant à Fukushima dans l’ex-zone interdite, avec ses bêtes. Cet homme, explique Antonio Pagnotta, nous montre la marche à suivre en cas d’accident nucléaire en France : « Quand le désastre nucléaire arrivera, il faudra se battre à mains nues. Il faudra faire appel à ce qu’on connaît de mémoire archaïque, c’est-à-dire la spiritualité ». Raison pour laquelle, nous est annoncée depuis mai 2013, stratégie de communication oblige, la venue prochaine, en France, de ce shintoïste des grands espaces contaminés. Que Pagnotta, journaliste, épaulé de « militants écologistes issus de plusieurs associations » (dont Greenpeace), fasse de ce désormais labellisé « dernier homme de Fukushima », pur produit de la blogosphère écologico-animalière, une aubaine commerciale à la philosophie nauséabonde, n’est pas le plus grave : chacun fait ce qu’il peut. Ce qui l’est, en revanche, c’est l’inconséquence des propos que tiennent ces boy scouts Nouvel Age promoteurs de nihilisme, prétendant fournir, par la pédagogie du sacrifice, la clé du combat contre la radioactivité, le nucléaire et ses défenseurs.

« La troisième voie : rester malgré les radiations »

Récemment, un groupe d’antinucléaires dissidents s’est aventuré à émettre de sérieuses réserves quant au bien fondé du « Matsumura tour ». Les pèlerins voyagistes leur ont donné pour toute réponse : « La technocratie a contaminé certains militants anti-nucléaires et lorsqu’ils pratiquent la censure, ils abandonnent la démocratie. La négation du témoignage est le déni de la liberté d'expression. […] Face au désastre nucléaire auquel se préparent désormais les autorités de sûreté nucléaire françaises, Naoto Matsumura est une figure de grande humanité, peut être le premier homme de Fukushima. » Antonio Pagnotta et ses frères remisent donc au rayon du quasi-terrorisme les critiques de ceux qu’ils qualifient de « groupuscule d’anonymes anti-nucléaires » issus de « la militance antinucléaire radicale, qui dans sa guerre totale contre le nucléaire, oublie l’écologie ».

Une drôle d’écologie pourtant : « J’ai toujours pensé, ajoute l’un des suiveurs de Pagnotta, qu’il y aurait (face à l’accident nucléaire) deux types de réponse : la fuite ou le confinement. Avec Le dernier homme de Fukushima, on comprend qu’il existe aussi une troisième voie, celle de rester malgré les radiations » écrit ce co-organisateur de la mise en spectacle du malheur, prônant un véritable ghandisme radiologique. « Le refus (de Mastumura) d’évacuer est un défi face à Tepco, l’opérateur nucléaire, un acte de résistance non-violente », déclarent ceux qui pourraient, à première vue, sembler bien naïfs à défendre l’idée qu’on puisse s’opposer à Tepco par un acte de paix. Cependant, la suite de leur propos lève les ambiguïtés et révèle le fond de leur doctrine : « Il est porteur d’un témoignage extrême rappelant celui de la première torche vivante au Vietnam en 1963 ».

Ailleurs, ils alertent encore du fait que « Matsumura, dans sa résistance quotidienne nous apprend que, non seulement les êtres humains sont à protéger, mais aussi leurs compagnons, les animaux. » Ainsi, niant le fait que l’animal irradié constitue déjà une étape décisive vers cet « animal-machine » qu’ils dénoncent eux-mêmes, voici qu’au nom de la défense des « Droits aux Animaux », les spiritualistes de l’écologie tentent de nous faire croire que la mort par irradiation serait plus respectueuse de l’animal que son équarrissage avant, au choix, la tumeur cancéreuse ou l’écrasement sur l’autoroute.

Au-delà du sentiment d’effarement que l’on ressent face à un argumentaire qui nous enjoint un jour à sauver « la République et la démocratie » que « l'électronucléaire mettrait assurément en danger en cas de désastre » ; et le suivant, à protéger les « êtres humains et les animaux » ; au-delà de la confusion qui, dans une même déclaration, fait passer Matsumura du statut de « dernier » à celui de « premier homme » de Fukushima – sans que l’on comprenne s’il s’agit d’un appel à ce que d’autres le rejoignent en zone contaminée pour grossir les rangs d’une congrégation de la troisième voie – voyons les enjeux de ce message.

Matsumura n’est pas le « dernier homme de Fukushima »

Sur les 2 millions de personnes que compte le département de Fukushima, au total 160.000 ont officiellement évacué, soit 8%, dont 63.000 à l’extérieur du département. La majorité des habitants est restée. Des municipalités proches de la centrale, 83.000 personnes ont été évacuées, et, au jour d’aujourd’hui, entre 20% et 50% d’entre elles seraient revenues, selon les communes, à l’exception il est vrai, de Omura et Tomioka, où les taux de retour sont faibles. Plusieurs milliers de personnes vivent donc actuellement dans des zones hautement contaminées à Fukushima, et l’annonce par le gouvernement, ce 23 février, de la levée de l’interdiction de résidence dans les dernières zones restreintes va dans le même sens, au motif que « les ordres d’évacuation interfèrent avec la liberté, garantie par la Constitution, qu’a chacun de choisir son lieu de résidence » et que « le gouvernement n’a pas le droit de retarder la reconstruction de votre vie ».

On peine, par conséquent, à justifier une argumentation qui voudrait faire passer Matsumura pour le dernier (comme pour le premier) homme de Fukushima. Et ce d’autant moins que d’autres fermiers ont depuis trois ans, adopté une position similaire. Yoshizawa Masami, par exemple, éleveur de Namie également implanté dans l’ex-zone interdite, continue de s’occuper de ses 360 vaches dans son « Ranch de l’espoir ». Souhaitant témoigner du fait que « tous les Japonais ne sont pas passifs », il déclare : « Mes vaches et moi, nous montrerons que le changement est encore possible ».

Si, d’ailleurs, au Japon, ces réfractaires ne sont pas blâmés par les rares personnes qui leur prêtent attention et s’activent, elles aussi, par d’autres moyens, à la gestion des dégâts, il ne viendrait à l’idée de personne d’en faire les incarnations d’une « voie » à suivre face à l’inachevable désastre. D’autant que chacun sait, intelligemment, que de telles « expériences » font les choux gras des scientifiques qui les auscultent, et des factions d’extrême droite, d’extrême gauche et religieuses qui les infiltrent.

Alors, sans doute, les tour-operators du risque maximum utilisent-ils dans une acception métaphorique l’idée du « dernier homme » : au prétexte qu’il constituerait à lui seul un défi pour TEPCO, cet « irradié volontaire » héroïque, prêt à mourir sur la croix du calvaire, permet l’éloge du « sacrifice », terme utilisé par Pagnotta en personne, en une pure mise en fiction des résistances au monde-comme-il-va. Ayant certes l’avantage d’aimanter une audience en quête de compassion et de déculpabilisation, ce tour de passe-passe atteindra son but et fera de ce bébé-Christ animiste, le meilleur alibi pour chacun à ne pas agir, se transformant plutôt, sautant de joie et de bonhommie, en « torches vivantes », payant de sa vie afin de devenir responsable de ce qu’il n’a pas choisi – c’est-à-dire sa propre destruction.

Le « retour d’expérience » d’une expérience sans retour

On comprend mal un tel positionnement de la part d’écologistes qui reprochent leur « radicalité » à ceux qui les critiquent, et l’on ne peut s’empêcher de penser qu’ils font leur le principe du national-nucléarisme, idéologie de la défense en profondeur de la société nucléaire organisée autour de la déréalisation de la perception du monde, que la catastrophe de Tchernobyl avait déjà permis d’établir : tous les risques sont acceptables quand on fait en sorte de ne pas laisser à ceux qui les prennent la possibilité de les refuser.

Certes la narration de ces mythologues ne manque pas de lyrisme : « Le projet que voulait développer Matsumura était la base de toute civilisation : un noyau de vie autour duquel la ville pourrait recommencer à vivre, la ferme originelle. Le petit village minuscule qu’avait été Tomioka dans la nuit des temps pourrait ainsi être recréé, première étape nécessaire au retour de la civilisation ».

Mais cet inquiétant « retour de la civilisation » qu’ils invoquent, n’est pas autre chose qu’une mise en pratique du principe selon lequel toutes les religions sont, au plus profond d’elles-mêmes, des systèmes de cruauté. Cette spiritualisation de la menace à laquelle ils nous convient et leur appel au retour à la terre originelle travaillent à l’intériorisation de la violence et ne constituent en rien un défi pour quiconque, et encore moins pour une solide TEPCO nationalisée et déresponsabilisée. Elle ne fait que transformer l’horreur en espoir d’une récompense qui ne viendra jamais.

En réponse au culte du risque, probabilisable donc gérable à l’infini, qui sied si bien au cynisme pragmatique des nucléaristes, ces antinucléaires réformés, amoureux du malheur, nous invitent au partage de la morale métaphysique du culte de la menace.

Mais ce dont les gens ont besoin, ce n’est pas d’un « retour d’expérience offert par Matsumura en mots simples et directs » comme nous le proposent ces indignés de l’atome, fusse-t-il celui d’une « torche vivante » à laquelle se réchauffent les fanatiques sans lendemain, mais d’un renversement des causes réelles de la menace qui pèsent sur eux, de leur malheur et de leur souffrance. Or, quel « retour d’expérience » peut-on attendre d’une expérience sans retour ?

« Radioactivité »… que ce mot n’alarme personne !

Matsumura Naoto s’apprête donc à faire l’objet d’une monstration de foire intercontinentale, les monstres étant bien sûr ceux qui applaudissent. Il passera « au château de Versailles », à Bure et à Fessenheim où ses groupies donneront raison à ceux qui considèrent que, dans nos sociétés, il y a toujours plus d’hommes en trop. Contribuant au pathos qui broie moralement l’homme, cet humanisme à l’usage des masses, pure abstraction de l’homme qui exige que les individus aient une idée misérable d’eux-mêmes, et fait dépendre la justice de la conversion à la vertu du sacrifice, pour les « générations futures » probablement, contribue à accroître comme jamais encore la soumission volontaire.

Les antinucléaires écologues qui font pourtant de la radioactivité l’origine de bien des maux, souscrivent simultanément à l’idée qu’au fond, elle ne doit alarmer personne lorsqu’elle est sublimée, s’empêchant ainsi de créer des conditions telles que sa raison d’être soit supprimée.

Tandis que les défenseurs du nucléaire appellent à une adaptation des corps au rayonnement, les écologistes appellent à une adaptation des esprits, nul ne semblant songer que l’on pourrait, en toute simplicité logique, adapter le réel au maintien de la vie.

Thierry Ribault

Kyoto, le 27 février 2014

(liens intégrés dans le texte)

Thierry RIBAULT

Clersé UMR 8019-CNRS

Centre Lillois d’Etude et de Recherche Sociologiques et Economiques

Université de Lille 1, France

thierry.ribault@univ-lille1.fr

Il a fait paraître de nombreux articles, chroniques et tribunes consacrés à la diversité des voix japonaises face aux mesures prises par l’establishment politique et scientifique durant la crise nucléaire, et est co-auteur avec Nadine Ribault du livre Les Sanctuaires de l’abîme – Chronique du désastre de Fukushima Editions de l’Encyclopédie des Nuisances, Paris, 144 p, 2012.

Il est en charge depuis janvier 2013 de la direction scientifique du Laboratoire International Associé CNRS : « Protection humaine et réponses au désastre », en partenariat avec l’université Doshisha de Kyoto et l’université de Fukushima.

Il est co-auteur et co-réalisateur avec Alain Saulière de trois films documentaires : Dissonances (2010, 50 mn, prix du festival du film de chercheur de Nancy 2012) ; Désertion Sensible (2012, 102 mn) ; Gambarô (Courage !) (51mn, 2014), relatif au désastre de Fukushima.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 11:59

Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org

Communiqué du 28 février 2014

SCOOP - Le réacteur EPR de Finlande est en cours
d'abandon par Areva qui retire ses salariés.
..

Le crash de l'industrie nucléaire française
précède celui de l'ensemble de la filière.
..

Le quotidien économique finlandais Kauppalehti a confirmé (*) ce vendredi 28 février 2014 les informations qui circulaient depuis quelques temps au sujet du chantier du réacteur EPR situé à Olkiluoto (Finlande) : le constructeur du réacteur, le français Areva, vient de mettre un terme aux contrats de travail d'une cinquantaine de contremaîtres, les derniers encore en poste devant suivre la même voie fin mars.

Il s'agit donc d'une véritable bérézina pour Areva qui abandonne le chantier de ce réacteur, commencé en 2005, désormais pratiquement à l'arrêt, et sous peu totalement stoppé. Officieusement, la mise en service de l'EPR serait repoussée à 2018 voire 2020, c'est à dire 15 ans après le début d'un chantier qui devait être bouclé... en 4 ans et demi !

Mais le plus probable désormais est que l'EPR finlandais rejoigne les différents exemples de réacteurs achevés mais jamais mis en service, comme à Lemoniz (Espagne), Zwentendorf (Autriche), Bataan (Philippines) ou Kalkar (Allemagne). Il est même possible qu'il ne soit jamais terminé mais, dans tous les cas, il s'agit d'un désastre pour l'industrie nucléaire française.

Il est d'ailleurs grand temps que l'opinion publique découvre que :

- 54 des 58 réacteurs nucléaires "français" sont en réalité américains (les licences ayant été payées - fort cher - par EDF à Westinghouse au début des années 70) ;

- la nouvelle usine "française" (Georges Besse2) d'enrichissement de l'uranium utilise des centrifugeuses achetées (fort cher à nouveau) par Areva à son concurrent européen Urenco ;

- les rares réalisations vraiment françaises sont des échecs cuisants (réacteurs graphite-gaz des années 60, Superphénix, EPR) ;

Il est aussi grand temps que les "élites" françaises cessent de vénérer Mme Lauvergeon, responsable du désastre de l'EPR, mais aussi d'autres opérations aventureuses comme les investissements ruineux et inutiles aux USA ou, bien entendu, l'affaire Uramin dans laquelle la "justice" s'est curieusement dépêchée de ne rien faire malgré les éléments accablants pour "Atomic Anne".

Il faut aussi noter que EDF ne fait guère mieux puisque le chantier EPR de Flamanville (Manche) connait lui aussi des retards et surcouts gigantesques, d'inquiétantes malfaçons et des défauts plus ou moins couverts par l'Autorité de sûreté. Si ce réacteur est un jour achevé, en 10 ans (ou plus) au lieu de 4 et demi, pour 10 milliards (ou plus) au lieu de 2,8 (le premier prix annoncé par EDF), sa mise en service entrainera de fait la mise en danger extrême de la population française et même européenne.

Entre un parc nucléaire dans un état avancé de délitement, que les investissements insensés prévus par EDF (100 à 200 milliards !) ne pourront réhabiliter, et le projet de construction (irresponsable et de toute façon hors de compétence pour EDF et Areva) de plusieurs EPR, la France va rapidement se retrouver dans une situation inextricable pour n'avoir pas su se lancer dans les alternatives (économies d'énergie, énergies renouvelables).

Il est grand temps de mettre un terme à la catastrophique aventure du nucléaire qui a causé les pires catastrophes industrielles (Tchernobyl et Fukushima), qui produit des déchets radioactifs qui vont rester dangereux pendant des millions d'années, qui pille et contamine les pays où est extrait l'uranium (le Niger est ainsi exploité depuis 50 ans pour alimenter à bon compte les réacteurs français).

La part du nucléaire dans l'électricité mondiale est passée de 17% en 2001 à 11% en 2011 (**) et à 9% désormais. Cette chute fulgurante, commencée bien avant le début de la catastrophe de Fukushima, va continuer au fil des innombrables fermetures de vieux réacteurs (un tiers de la flotte mondiale a plus de 25 ans).

L'industrie nucléaire est condamnée, mais elle peut cependant encore causer des drames et catastrophes, raison pour laquelle il faut au plus vite la mettre définitivement à l'arrêt : l'abandon probable de l'EPR finlandais montre clairement la voie à suivre.

(*) http://www.kauppalehti.fi/etusivu/areva+ajaa+olkiluodon+tyomaata+alas/201402652139

(**) Agence internationale de l'énergie, Key world energy statistics 2003 et 2013, p24

- http://observ.nucleaire.free.fr/2003-Keyworld-AIE.pdf

- http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/KeyWorld2013.pdf

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 10:34

Voilà les amis,
il était annoncé, le voici enfin lancé, le crowfunding ou appel à dons, pour nous permettre de payer les derniers techniciens (et pas pour s'enrichir honteusement sur votre dos, ou se payer un jacuzzi) qui interviendront sur le film A Bure pour l'éternité. C'est la dernière ligne droite.
Si vous avez un euro qui traine, dans la poche...
bien sûr, il y a des compensations à cette aide financière, comme des DVD, etc.
Bref, tout est expliqué sur le site, lien ci-dessous.
Comme dirait l'autre, à votre bon coeur monsieur dame.
Et puis faites tourner l'info, le mail... merci d'avance
 

http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/a-bure-pour-l-eternite

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 16:37

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 11:46

AVIS AUX VOLONTAIRES

 

L’activité autour de la Maison ne faiblit pas en ce début d'année. En effet nous souhaitons mettre en service la douche pour personne à mobilité réduite avant début Mars.

 

Du coup fin de semaine c'est carrelage et faïence, la semaine prochaine on attaque la pose du pommeau de douche, lavabo, urinoir, et un peu de peinture.

 

Sur les 15 premiers jours de Février nous allons faire les affouages (coupe du bois de chauffage en forêt), en fonction de la météo bien sûr. Nous allons donc avoir besoin de bras et d'outils du genre tronçonneuses, coins, merlins....

 

Puis le weekend du 15 Février nous nous consacrerons à la plomberie et au raccordement du chauffage au sol de la salle multi-activité.

 

Le tout sera agrémenté de :

  • la diffusion du documentaire "Déchets radioactifs, 100 000 ans sous nos pieds? " à Strasbourg le mardi 21 Janvier suivi d'une discussion où BZL sera présent.

http://campusvert.u-strasbg.fr/index.php

  • l'assemblée générale du grand t'Est le weekend du 8 Février à la Maison,
  • l'assemblée générale de BZL le 22 Février à la Maison.

 

Alors à bientôt à la maison où un grand dortoir chaud et douillet vous attends.

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