Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 12:01

rectoCP

Un grand MERCI à Stef pour l'illustation !

Par anarcaviar
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 23:15

Nous nous sommes croisés du coté de Valognes, par un matin brumeux de novembre. Retrouvons-nous le mardi 31 janvier 2012 à 8h30 à Cherbourg pour soutenir les personnes poursuivies.

Le 23 novembre dernier, une action massive contre le train de déchets nucléaires “CASTOR” a permis d’imposer ce qu’on peut appeler pudiquement des “interférences” dans les plans bien huilés d’Areva, et la communication lénifiante de l’Etat. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu des centaines de personnes s’attaquer directement à l’un des maillons de l’industrie nucléaire, usant pour cela de tous les moyens nécessaires. Comme cet affront ne pouvait rester impuni et que les flics furent bien trop débordés, ce jour-là, pour pouvoir identifier l’auteur de quoi que ce soit, le parquet de Cherbourg se donne le ridicule de poursuivre les quelques camarades qu’il avait réussi à se mettre sous la dent alors, sous des prétextes futiles. Et puisque l’on n’a au fond rien à leur reprocher, on leur invente des délits fumeux. A l’un, on tente justement de coller la détention d’un fumigène qu’il n’a jamais brandi, mais que les gendarmes ont, eux, bel et bien ramassé dans un taillis. L’autre, que l’on n’a pas pu raisonnablement accuser d’avoir incendié un camion logistique des CRS, se voit au moins reprocher d’avoir ramassé une cannette à proximité. Une vague intrusion sur les voies, qui ne serait jamais advenue si les gendarmes mobiles n’y avaient pas détenu la camarade pendant des heures, des détentions d’armes de 6ème catégorie (un opinel tout de même!) dans des voitures de gens qui n’étaient même pas encore arrivés au rassemblement… Tout cela ne devrait donner lieu qu’à un grand éclat de rire, mais le parquet de Cherbourg en a décidé autrement : il y aura donc deux jours de procès, les 31 janvier et 7 février.

Nous qui étions à Valognes le 23 novembre savons bien que ce que nous avons fait ce jour-là est en fait le minimum de ce que nous devons à Areva et aux nucléocrates, et que ce n’est que le début du règlement des comptes. Il importe au plus haut point, dans le souci des développements futurs, de ne laisser personne sur le bord du chemin. Il est crucial de soutenir les 6 personnes inculpées.

 

afficheconcert-A4NB

 

Venez donc prendre le petit-dej’ ensemble le mardi matin 31 janvier dès 8h30 devant le tribunal de grande instance de Cherbourg (15, rue des Tribunaux) et participer à notre grand jeu-concours de découpe de rail à la scie à métaux. Le ou la plus rapide gagnera un vin chaud!

Si vous ne pouvez pas venir ce jour-là, placez des banderoles sur les gares, devant les tribunaux ou chez les nucléaristes de chez vous, faites des inscriptions, marquez votre solidarité.

N’hésitez surtout pas à faire savoir autour de vous que, nos caisses étant vides, tout l’argent nécessaire à couvrir les suites judiciaires de Valognes reste encore à trouver, ou contribuez directement par chèque à l’ordre de :

APSAJ-Valognes
Association Pour la Solidarité et l’Aide Juridique
6 cours des Alliés
35000 Rennes
IBAN : FR76 4255 9000 5541 0200 1473 207
CODE BIC : CCOPFRPPXXX

A tout de suite, donc,

Le collectif Valognes Stop Castor

 

http://valognesstopcastor.noblogs.org/

Par anarcaviar
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 21:46

Bonne année tout le monde !

 

Un peu de curiosité pour démarrer l'année.

Depuis les accords signés (de mémoire) en 2007 entre l'Andra et les Universités, notamment de Lettres et Sciences Humaines de Nancy 2, le labo de Bure propose des sujets de recherche variés aux doctorants.

Permettons nous donc un petit tour sur le site de l'Andra, rubrique "sujet des allocations de thèse en 2012".

Pour "Sciences Humaines, Sociales et Economiques" (qui est clairement le parent pauvre), nous trouvons un beau sujet de recherche qui ravira les amateurs/trices de Flambi :

 

"Co-production entre  action politique et connaissances scientifiques et techniques".

 

Ca vous parle ?

 

Je vous le lis :

 

"Il s'agit de rendre compte du cadrage juridique, historique et sociopolitique du projet et d'analyser ce cadrage en relation avec les processus et production de connaissances qui participent à sa définition sur le long terme (ndt : le million d'année). La question de la préservation des connaissances, vis à vis de leur publicitation, mérite notamment d'être abordée : mécanismes de protection juridique, transmissibilité des savoirs et savoir-faire, mémoire du stockage..."

 

L'histoire du Labo, écrite en temps réel, par un doctorant financé par le labo et se préparant a une carrière de chercheur...ouhhh, pas question de se fâcher avec son directeur de recherche !

On peut en conséquence s'attendre à un travail critique.

La préservation de la connaissance et la mémoire du stockage à l'échelle du temps géologique nous envoie quant à elle directement dans la Science Fiction, sauf à pouvoir prévoir que dans cent mille ans ans les Zorg venus de l'éspace régnerons sur la terre, mais saurons lire le Français et aurons plein de temps libre pour gérer les déchets nucléaires laissés par les fossiles de l'Anthropocène.

S'ils retouvent la cave, Bure ce sera un peu la grotte Chauvet des Arts Derniers !

Autre bonne idée, quant à la préservation des connaissances : travailler sur la protéction juridique de leur publicité.

A la bonne heure, car quant des travaux de recherche sont commandés par exemple à des chercheurs de l'Ecole de Géologie de Nancy, s'ils sont défavorables au stockage, ils restent dans un placard : pas question de les divulguer en douce, ils appartiennent à l'Andra qui a toute propriété intellectuelle sur eux.

C'est beau la vie quant on fait vivre les labos des facs avec des commandes de ce type.

 

A l'Andra, on passe sans problême de la Science Sociale a la Science Fiction, pour aboutir a la Fiction Scientifique.

 

 

 

Par anarcaviar
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 22:06

A noter, le mardi 6 decembre a 13h30 sur France culture, diffusion de l'émission "les pieds sur terre" consacrée au camp de Valognes ("la chasse au Castor") podcastable toute la semaine ou a auditionner sur le site de France Culture

 

 

Ramené de la boutique de souvenir du camp de Valognes 

 

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mercredi 23 novembre, 7heures : départ du camp

 

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7 heures 20 : passage au flambeau, hmm, belle baraque !

 

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7 heures 40 : premiers girophares en vue, ça se précise

 

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8h30 : gazage des minorités

 

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10h : les affaires reprennent

 

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le nouveau chasseur français 

 

Retour sur le camp de Valognes et le départ du dernier convoi Castor de la Hague pour Gorleben ...


D'ou est venu cet ovni dans la routine antinucléaire française ?


Du constat d'abord que l'action non violente en petit groupe est devenue trop dangereuse en France, sur cette lutte en particulier : nous ne pouvons pas oublier le décès de Sébastien a Avricourt en novembre 2004, ni les quatres blessés aux mains du blocage de novembre 2010 près de Caen.

Est alors apparue la nécessité de populariser l'opposition aux transports, déja de grande échelle en Allemagne mais groupusculaire en France.

Augmenter la pression sur le "maillon" transport, un des plus fragile. 

 

 Le hasard a fait que le moment était spécialement propice : tapage autour de l'accord Vert-Ps  qui abandonne la sortie du nucléaire contre une trentaine de sièges de députés pour les Verts, annonce par Areva de 2500 suppression d'emplois à l'étrangersuivie d'un discours terrifié venant de l'UMP sur le thème "il faut sauver l'emploi industriel en France"(merci Gandrange).

Dans le même temps plan social et piquet de grêve à La Hague...

Depuis, sur le modèle du calendrier en chocolat de l'Avent, nous avons droit chaque jour  jusqu'a Noël à un discours surprise sur le nucléaire (Strasbourg, Tricastin..).


Tout indique que, pompon sur le champignon, nous sommes à mi parcours entre la catastrophe de Fukushima et celle d'Avril 2012;


 C'est clair, a part nous tout le monde se serait bien passé de voir le sujet débouler en fanfare au 20 heures à cause de 400 mauvais coucheurs.

Et ce n'est pas en faisant braire à tue tête le Président autour des centrales qu'Areva fera désormais oublier que la contestation existe.

 

 A l'inverse, l'expérience du camp de Valognes va sûrement laisser un magnifique souvenir a ceux et celles qui l'ont vécue.

Humainement, ce rassemblement fut riche de participant/es et d'expériences très différentes.

Il  a eu comme ressort quelque chose de viscéral et de moral, presque plus que de politique.

Ce qui c'est ressenti dans les AG sous le chapiteau bondé, éclairé par quelques ampoules jaunes qui faisaient mal aux yeux, c'était la fierté de partager une fraternité de lutte avec des militants inconnus qui nous étaient si proche.

Des inconnu/es que tout le monde imaginait au bout de la même voie, des centaines de km plus loin.

Sous les mêmes étoiles, dans le même brouillard, les pieds aussi dans la boue, la rage aussi dans les coeurs.

Pour ça, Valognes a été un vrai shoot d'air frais.

Le camp a en plus atteint son but, avec un bon echo médiatique et des idées de fond qui on pu être exposées sur de nombreux médias, au delà des images sensationnelles.

Il a redonné courage au mouvement.

Il a chauffé le coeur aux compagnon/es allemands.

Il a un peu retardé le départ du convoi, ce que beaucoup n'ésperaient même pas.

 

Vu les conditions, c'était en soi une prouesse de trouver un terrain et d'y rassembler 400 personnes.

A l'entrée de l'hiver, plusieurs jours et en milieu de semaine, dans une province très périphérique.

Dans la région la plus nucléarisée du pays le plus nucléarisé de la planète.

Un des bastions. 


Evidemment, camper dans la boue, faire la queue à la cantoche, voir de beaux paysages, partager le crépuscule, ne pas se brosser les dents et s'essayer au look foulard-bottes qui va si bien aux filles, tout ça donnait de l'attrait au voyage : quand on vient se frotter a un convoi radioactif en sachant que les flics ne vont pas vous rater, on essaie de profiter du moment.    

 

Ce qui fait qu'il est très réducteur de limiter le bilan de la mobilisation à des atteintes aux voies et a la destruction d'un véhicule de Police.

 

L'essentiel est que cette mobilisation ait eu lieu, et ait été un succés sur tous les plans.

Car s'il ya un bon maillage du territoire par les associations antinucléaires, qui ont leurs travers et leurs mérites, celles ci ne constituent pas en elles même un "grand" mouvement, c'est a dire quelques chose qui les engloberaient plûtôt que l'inverse.

Peut être, Valognes, c'etait le retour d'un mouvement.

Ou pas

 

A nous de...

A nous deux !

 

 

 

 

 

En annexe, voici le témoignage de l'une des personnes ayant participé au montage du camp.

Nous ouvrons le blog aux témoignages que l'on nous propose, vous pouvez nous les faire parvenir par mail sur le hérisson

 

 

On nous avait promis les plus grandes difficultés avec les populations locales du fait de leur dévotion envers la puissante COGEMA qui les "nourrit" et les arrose d'argent ... des miettes... depuis tant d'années.

De nombreuses années de communication, d'endoctrinement, de propagande, d'asservissement d'une population qui, si elle accepte docilement le seul salaire qu'on lui propose n'en est pas moins consciente de l'absurdité de cette industrie.

Tous savent, même s'ils le nient à voix haute, qu'ils participent à la dissémination du plus effroyable polluant de la planète, tous savent, même s'ils se le cachent, qu'ils vont en mourir, tous savent qu'ils sont condamnés.

Le protocole veut, qu'en cas d'accident comme celui de Tchernobyl ou de Fukushima, le "pont canal" soit détruit, isolant tout le Nord Cotentin et ses habitants du reste du monde.

Les mêmes habitants qui ont rangé cette information au plus profond de leur mémoires, savent au fond d'eux même qu'ils sont condamnés.

Ceux parmi eux qui ont reconnu (un peu tard) le pipeau d'Areva ne peuvent qu'applaudir et encourager l'initiative d'une opposition ouverte à cette grande machination insupportable. Certains l'on fait, ils étaient peu nombreux à oser résister ouvertement à la milice d'état, mais ils étaient innombrables parmi les "locaux" à nous prêter main forte pour que cet évènement voit le jour.

Les publicitaires d'Areva et leurs décenies de mensonges n'ont pu formater la totalité de la population. Certains esprits restent libres. Quant aux autres: Comprendront-il un jour la nécessité de crier aussi fort que possible leur dégout ?

 Qui vivra verra.

Par anarcaviar
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 11:41

au début, un reportage de BFM assez interessant a visionner

 

http://www.youtube.com/watch?v=OEk8iNp7jEQ 

 

 

et le no comment :

 

http://www.youtube.com/watch?v=AVTTIQH3g4I


Par anarcaviar
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